Foire aux questions

Qu’est-ce que l’exploration pétrolière ?

L’exploration pétrolière pour Hess Oil France est un programme de recherches global sur l’ensemble d’un bassin.

Ce programme comprend plusieurs études telles que le retraitement et l’évaluation de données sismiques, une campagne de mesures magnétiques aériennes, et des études géologiques et géophysiques de l’ensemble du sous-sol incluant le prélèvement et l’analyse de carottes. L’ensemble de ces études permet d’approfondir la connaissance du bassin et mieux définir son système pétrolier.

En France, cette recherche de pétrole est réglementée par le code minier et les textes pris pour son application.

Pourquoi avoir choisi le Bassin Parisien ?

Le Bassin Parisien est le siège d’un système pétrolier dont une partie des réserves est en exploitation depuis plus de quarante ans. Une interprétation géologique de toutes les données pétrolières existantes a été mise en œuvre afin de mieux appréhender son potentiel pétrolier. En utilisant aujourd’hui des bases de données géologiques numérisées, de nouvelles approches et méthodes d’interprétation informatiques, ainsi que des logiciels professionnels qui n’étaient pas disponibles lors des programmes de recherches antérieurs, Hess Oil France, fort de son expertise globale, explore la possibilité de faire apparaître de nouvelles ressources non exploitées.

Comptez-vous employer la technique de la fracturation hydraulique ?

La fracturation hydraulique est une pratique illégale en France depuis Juillet 2011. En conformité avec l’Article 3 de la Loi No. 2011-835, Hess Oil France a confirmé en septembre 2011 que les techniques employées ou envisagées dans le cadre de ses activités de recherches n’incluent aucun recours effectif ou éventuel à des forages suivis de fracturation hydraulique.

Quels terrains seront explorés ?

Hess Oil France opère sur dix permis d’exploration dans le bassin parisien couvrant une surface d’environ 2 700 km². Les études de données géologiques et géophysiques concernent la majorité des permis, alors que les projets de forage d’exploration à court terme ne concernent qu’une surface réduite. Aussi entre mi-2012 et mi-2013 la compagnie n’envisage des forages d’exploration éventuels que pour les permis de Château-Thierry, Mairy, Nogent, et Leudon.

Comment choisissez-vous un site potentiel ?

Un site pour une éventuelle exploration pétrolière doit combiner un intérêt géologique – estimé par les géologues de Hess Oil France – et la prise en compte des environnements naturel, physique et humain autour du site. De multiples critères s’appliquent ; seule une compréhension fine des aspects réglementaires, environnementaux et techniques, permet d’optimiser le choix d’un emplacement.

Enfin, ce choix est conditionné à une convention avec les propriétaires de terrains, et l’accord de la mairie des communes concernées.

Quelles sont les étapes à entreprendre, après l’obtention d’un permis d’exploration, pour pouvoir démarrer les travaux de forage ?

Une fois le titre minier – permis exclusif de recherche – obtenu, plusieurs étapes interviennent avant de commencer un forage. La première étape inclut une longue étude et une interprétation des données existantes disponibles sur le sous-sol. Lorsque les données disponibles sur le sous-sol doivent être complétées, un forage est ensuite envisagé.

A ce stade commence le recueil des données environnementales existantes auprès des services de l’état, des sites en ligne et des communes, afin de définir les zones de moindres impacts sur lesquelles un site de forage adéquat peut être implanté. Lorsqu’un site potentiel est identifié, en concertation avec les autorités locales compétentes, la location d’un terrain est discutée, avec pour objectif la construction d’une plateforme pouvant recevoir un appareil de forage.

Cependant le titre minier n’accorde pas à son titulaire le droit de réaliser les travaux de recherche. Aussi avant tout démarrage de travaux sur site, une demande d’ouverture de travaux miniers doit être adressée au préfet.

Le dossier de déclaration d’ouverture de travaux miniers comprend notamment une étude d’impact sur l’environnement et une analyse de l’incidence des travaux sur la ressource en eau. Le dossier est soumis à l’avis de l’Autorité Environnementale.

Puis l’information et la participation du public est assurée par la mise en œuvre d’une enquête publique. La copie du rapport et des conclusions du commissaire enquêteur est adressée à la mairie de chacune des communes ou s’est déroulée l’enquête et à la préfecture du département pour y être tenue à la disposition du public pendant un an à compter de la date de clôture de l’enquête.

Enfin après prise en compte des observations du commissaire enquêteur et avis des services de l’état, l’approbation est délivrée par le préfet. L’arrêté du Préfet est publié au recueil des actes administratifs de la Préfecture et par extrait, dans les journaux où l’avis d’enquête a été inséré. Il est également transmis pour information aux communes concernées par l’enquête publique.

Quelles mesures sont mises en place pour garantir aux riverains la minimisation de l’impact environnemental des travaux, sur le site lui-même et alentour ?

A toutes les phases du projet, diverses mesures de précaution sont mises en place afin de garantir la protection de l’environnement. En phase étude, les mesures d’évitement permettent de limiter l’impact du projet sur l’environnement. En effet le choix du site d’implantation de la plateforme de forage se base sur l’analyse des réseaux de zones protégées au titre des réglementations française et européenne, en particulier pour ce qui concerne la faune, la flore (Parcs Naturels, zones Natura 2000, Znieff, etc…), la protection des zones humides, la protection des zones d’alimentation en eau potable, les contraintes urbanisation, etc…

Une fois le site sélectionné, et avant le démarrage des travaux de génie civil (construction de la plateforme), des inventaires écologiques sont réalisés pour affiner la connaissance des enjeux du territoire au droit du site et proposer des mesures de réduction et/ou de compensation des impacts du projet sur l’environnement. Lors des travaux de génie civil, un soin particulier est apporté à l’assainissement de la plateforme.

Les eaux usées et les eaux pluviales sont collectées séparément. Les eaux usées sont confinées dans des cuves étanches et éliminées vers un centre de traitement agréé. Les eaux pluviales sont traitées avant rejet au milieu naturel.

En phase travaux, le suivi d’un certain nombre d’indicateurs environnementaux est mis en place. En particulier, un suivi qualitatif des nappes souterraines à usage d’alimentation en eau potable et des rejets d’eau pluviale dans le réseau superficiel est entrepris avant, pendant et après les travaux de forage, en amont et en aval du site. Ceci afin de s’assurer que les travaux n’ont pas d’impact négatif sur l’eau destinée à l’agriculture ou à la consommation humaine. Les niveaux sonores et la qualité de l’air font également l’objet d’un suivi régulier.

Le site est par ailleurs équipé de matériels et procédures permettant une intervention rapide et efficace en cas de pollution accidentelle. Enfin, Hess Oil France a passé une convention d’assistance avec le CEDRE (Centre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) qui fait partie des moyens externes intervenants dans son plan de lutte antipollution.

De même, Hess Oil France sollicite l’expertise environnementale d’EGIS Environnement afin de constamment améliorer, au fil des travaux, les aspects à court et à long terme de ses opérations qui peuvent affecter l’environnement.

Combien de camions passent chaque jour lors des travaux de génie civil ?

En fonction du site, il y aura entre trois et cinq camions durant ces travaux, du lundi au vendredi, de 8h30 à 18h00.

Combien de personnes procèdent à la construction d’une plateforme pétrolière ?

Il y a entre six et huit personnes sur le chantier lors des travaux de génie civil.

Quels types d’activités seront menés pendant les travaux d’exploration ?

Contrairement aux idées reçues, une grande partie du travail d’exploration s’effectue en bureau d’étude chez Hess Oil France, pour analyser les données géologiques et géophysiques. Ce travail à temps plein est mené par une équipe spécialisée de géologues, géophysiciens, pétrophysiciens et gestionnaires de données, équipés d’outils informatiques puissants.

Une autre partie du travail s’effectue sur le terrain, pour recueillir des données supplémentaires ou manquantes permettant la calibration et l’interprétation de différents modèles du sous-sol et du système pétrolier.

Selon les dispositions du code minier, les activités ou travaux d’exploration sur le terrain font l’objet d’une déclaration au préfet. Ces travaux peuvent inclure le forage de puits d’exploration pour acquérir des échantillons de roche communément appelés “carottes ”, et pour procéder à des mesures dans le puits appelées diagraphies. S’ensuivent des analyses des carottes et diagraphies, en laboratoire et bureau d’étude. Dans certaines zones déterminées par les études, les travaux de terrain peuvent aussi inclure des mesures sismiques pour augmenter la connaissance du sous-sol.

Quel seront l’impact visuel des travaux et la dégradation du paysage ?

Là encore le choix des sites de forage est fait de manière à minimiser autant que possible l’impact visuel des travaux. Les terrains à pente faible ou nulle sont privilégiés. L’implantation du site est réalisée à l’écart des habitations et des monuments à valeur culturelle ou historique, en privilégiant si possible la proximité d’un bois, afin que l’appareil de forage soit le moins visible possible par les riverains.

D’autre part la terre végétale décapée est aménagée en merlons acoustiques et paysager sur les limites externes de la plateforme. Ces merlons diminuent l’impact visuel et sonore de l’activité en phase travaux. De plus, l’implantation de la plateforme à proximité d’une route départementale permet de minimiser l’impact des travaux d’aménagement pour les accès au chantier.

Enfin, Hess Oil France s’efforce de choisir des appareils de forage aussi petit et silencieux que possible, et répondant à toutes les normes françaises en matière émission sonore.

Combien de temps durent les travaux de génie civil ?

En moyenne, et en fonction des aléas de la météo, ces travaux se déroulent sur deux mois.

Quels types de matériaux sont utilisés pour la construction de la plateforme ?

Les matériaux utilisés incluent du béton, du plastique, du gravier calcaire, du géotextile, du ciment et du métal. Hess Oil France se fournit en majorité chez des fournisseurs de la région, d’où proviennent ces matériaux.

Que se passe-t-il après la construction de la plateforme pétrolière ?

La plate-forme est maintenue en l’état jusqu’à l’arrivée d’un appareil de forage pour effectuer l’exploration pétrolière. Il n’y a pas de délai fixe entre la construction de la plate-forme et le début du forage d’exploration. La décision d’amener un appareil de forage prend en compte tous les aspects environnementaux, réglementaires, géologiques et humains propres au site, et fait l’objet d’information préalable des riverains et autorités concernés.

Comment procédez-vous à la construction d’une plateforme pétrolière ?

La construction d’une plateforme pétrolière se fait en plusieurs étapes. Une fois mises en œuvre les mesure de réduction des impacts sur l’environnement et sur la richesse archéologique locale, le terrain naturel est décapé de sa terre végétale qui est conservée sous forme de merlons sur les côtés de la parcelle.

La surface décapée est réduite au minimum nécessaire pour la sécurité des opérations de forage. Les travaux de génie civil peuvent alors commencer sans risque. Ils consistent essentiellement en l’aplanissement et l’imperméabilisation de la zone où sera installé l’appareil de forage, afin de le stabiliser et de protéger le terrain et les aquifères superficiels contre toute pollution éventuelle.

De plus, la construction d’une plate-forme s’accompagne généralement – mais pas systématiquement – du forage d’un avant-trou d’environ 90 cm de diamètre et de 20 à 40 m de profondeur, suivant la géologie du site. Une foreuse montée sur un camion est amenée pendant 2-3 semaines pour ce travail ; il ne s’agit cependant pas de l’appareil de forage servant au forage d’exploration pétrolière. Une fois l’avant-trou creusé, un tube en acier d’environ 70 cm est installé et cimenté en place. Il permet de stabiliser la surface sur laquelle sera installée l’appareil de forage.

En moyenne, et en fonction des aléas de la météo, l’ensemble de ces travaux de construction de plate-forme se déroule sur deux mois.

Est-ce que les mairies des communes concernées ont été informées des travaux ?

Hess Oil France travaille en collaboration avec les autorités locales compétentes, dont les mairies des communes concernées. Celles-ci sont donc informées en amont de tous travaux.

Est-ce que les routes menant vers les sites seront endommagées par les passages de camions ?

Les sites sont choisis à proximité de voiries dimensionnées pour le passage fréquent d’engins lourds. Lorsque cela n’est pas possible, des mesures sont mises en place pour s’assurer qu’à la fin des travaux, les voiries spécifiquement impactées par les passages d’engins soient rendues dans l’état où elles étaient avant le début du projet.

A quoi sert la sismique 3D et dans quel cas est-elle utilisée ?

La sismique 3D a pour but de visualiser en 3 dimensions la géométrie et les structures – plis et failles – du sous-sol. Fonctionnant sur le même principe que l’échographie médicale, elle permet d’améliorer la connaissance de la zone de forage, afin de maximiser l’efficacité et la sécurité du puits.

Comment la sécurité des installations sera-t-elle assurée ?

La sécurité du site commence par l’information des riverains sur les activités qui s’y déroulent. Ensuite, une fois la terre végétale décapée et préservée en merlons, les activités de génie civil pour la construction de la plateforme incluent l’installation d’un périmètre de sécurité grillagé avec une porte d’accès pour les véhicules et personnels de chantier. Le périmètre est gardé afin de se prémunir des intrusions. A travers le grillage, les activités sur le site sont aisément visibles de l’extérieur du périmètre.

A tout moment durant les travaux même préliminaires, divers superviseurs de Hess Oil France (construction, environnement, sécurité, forage) sont présents sur le site et en contact permanent avec les superviseurs des entreprises travaillant sur le chantier. Au-delà de leurs responsabilités en matière de surveillance environnementale et technique, les superviseurs de Hess Oil France s’assurent que la sécurité des personnels et des équipements est préservée dans la mesure de leurs moyens, et peuvent solliciter le soutien des forces de l’ordre public le cas échéant.

Enfin, en ce qui concerne les travaux et selon la police des mines, tous les travaux de recherche d’hydrocarbures sont soumis à la surveillance administrative exercée par le préfet dans le but de préserver les intérêts cités aux articles L161-1 (sécurité des travailleurs, sécurité publique, environnement, eaux, patrimoine,..) et L161-2 du code minier (optimisation de l’exploitation du gisement). Les modalités de l’exercice de la police des mines sont fixées par le décret n° 2006-649 du 2 juin 2006. Le préfet fixe par arrêté les prescriptions applicables aux travaux pour le respect des dispositions des articles L161-1 et L161-2 du code minier. Les dispositions du règlement général des industries extractives (RGIE) sont automatiquement et systématiquement applicables.

Comment fait-on de la sismique 3D ?

Tout comme l’échographie, la sismique 3D nécessite une source émettrice d’onde sonique, et des récepteurs mesurant les temps de trajets des ondes émises au travers du sous-sol. Sur le terrain, la source peut-être une charge explosive enterrée ou bien un camion vibrateur, selon les besoins et les possibilités. Lors de l’acquisition de la sismique 3D, la source est activée entre les récepteurs, ou géophones, préalablement disposés sur le sol.

Qu’advient–il du site de forage après l’exploration ?

Dans le cadre d’un permis exclusif de recherche, ou permis d’exploration, un puits peut donner lieu à un rebouchage définitif ou temporaire, suivant l’interprétation des résultats du programme d’exploration et les dispositions du permis de recherche. Le rebouchage, s’il est temporaire, peut dans certains cas permettre la conduite d’analyses supplémentaires à une date ultérieure, voire la mise en production si les conditions légales, environnementales et économiques sont réunies. Dans le cas d’un rebouchage définitif, le site est restitué dans son état initial par le démantèlement de la plateforme, la remise en place de la terre végétale sur la parcelle et la remise en culture.

Comment est garantie la sécurité de l’eau et des nappes phréatiques dans un forage pétrolier ?

L’architecture d’un puits est telle que les nappes aquifères sont protégées par un triple tubage en acier. Par ailleurs dans l’espace entre chaque tubage et entre le tubage d’acier extérieur et les couches géologiques, du ciment est injecté de façon à rendre totalement étanche le forage, et interdire toute communication entre les différents niveaux d’aquifères rencontrés dans le forage. Tout est mis en œuvre pour s’assurer de l’étanchéité de ces niveaux et de la bonne isolation des couches aquifères. Les nappes aquifères contenant de l’eau exploitable sont généralement situées dans le bassin de Paris entre le sol et la profondeur de 1000m. Les niveaux pétroliers profonds sont situés à plus de 1500m au dessous de ces niveaux d’aquifères du bassin de Paris. Pendant la période de recherches (activités d’exploration), Hess Oil France conduit des études environnementales effectuées par des laboratoires indépendants pour évaluer la qualité des éléments suivants :

– le sol et les sous-sols jacents à la plateforme de forage – les eaux superficielles – les nappes phréatiques – l’air ambiant – le bruit

L’ensemble des résultats de ces études sera remis aux pouvoirs publics.

Des matières radioactives sont-elles utilisées lors de l’exploration ?

En aucun cas nous n’utilisons de fluides radioactifs nocifs pour les êtres vivants. Nous n’avons jamais détecté de remontées de matières radioactives dans le pétrole et l’eau produits par les 800 puits d’exploration déjà forés dans le Bassin Parisien. Des mesures de radioactivité ont été faites sur des stockages de champs pétroliers montrant l’absence de rayonnement.